mercredi 22 novembre 2017

samedi 18 novembre 2017

Censurée ou pas ?


Écoutez ma chanson bien douce
Que Verlaine aurait su mieux faire
Elle se veut discrète et légère
Un frisson d'eau sur de la mousse
C'est la complainte de l'épouse
De la femme derrière son grillage
Ils la font vivre au Moyen Âge
Que la honte les éclabousse

{Refrain:}
Quand la femme est grillagée
Toutes les femmes sont outragées
Les hommes les ont rejetées
Dans l'obscurité

Elle ne prend jamais la parole
En public, ce n'est pas son rôle
Elle est craintive, elle est soumise
Pas question de lui faire la bise
On lui a appris à se soumettre
À ne pas contrarier son maître
Elle n'a droit qu'à quelques murmures
Les yeux baissés sur sa couture

{au Refrain}

Elle respecte la loi divine
Qui dit, par la bouche de l'homme,
Que sa place est à la cuisine
Et qu'elle est sa bête de somme
Pas question de faire la savante
Il vaut mieux qu'elle soit ignorante
Son époux dit que les études
Sont contraires à ses servitudes

{au Refrain}

Jusqu'aux pieds, sa burqa austère
Est garante de sa décence
Elle prévient la concupiscence
Des hommes auxquels elle pourrait plaire
Un regard jugé impudique
Serait mortel pour la captive
Elle pourrait finir brûlée vive
Lapidée en place publique

{au Refrain}

Jeunes femmes, larguez les amarres
Refusez ces coutumes barbares
Dites non au manichéisme
Au retour à l'obscurantisme
Jetez ce moucharabieh triste
Né de coutumes esclavagistes
Et au lieu de porter ce voile
Allez vous-en, mettez les voiles

{au Refrain}

jeudi 16 novembre 2017

Enfance moderne





"Une enseignante était chez elle, et à l'heure du dîner, elle a commencé à lire les devoirs faits par ses élèves.
Son mari était près d'elle et jouait à je ne sais quoi sur sa tablette.
 Pendant qu'elle lisait le dernier devoir, les larmes ont commencé à rouler silencieusement sur le visage de sa femme.
 Le mari a vu ça et a demandé:
 - « Pourquoi tu pleures ma chérie? Qu'est-ce qui s'est passé? »
 La femme:
 - « Hier, j'ai donné un devoir aux élèves de première année, sur... le sujet : 'Mon Souhait.' »
 Le mari:
 - « D'accord, mais pourquoi pleures-tu? »
 La femme:
 - « C'est le dernier devoir qui me fait pleurer.
 Le mari curieux :
 - « Qu'est-ce qui est écrit dans ce devoir et qui te faitpleurer? »
 La femme:
 - « Écoute, je vais te le lire :
 « Mon souhait est de devenir un smartphone. Mes parents aiment tellement leur smartphone.
 Ils sont tellement préoccupés avec leur smartphone que, parfois ils oublient de s'occuper de moi.
 Quand mon père rentre fatigué du travail, il a du temps pour son smartphone, mais pas pour moi.
 Quand mes parents sont en train de faire un travail important et que le smartphone sonne,
ils répondent au téléphone à la première sonnerie. Mais pas à moi... même si je pleure.
 Ils jouent des jeux sur leur smartphone, mais pas avec moi.
 Ils ne m'écoutent jamais, même quand je suis en train de leur dire quelque chose d'important.
 Alors, mon souhait est de devenir un smartphone ».
 Après avoir écouté, le mari était ému et a demandé à sa femme :
 - « Qui a écrit ça? »
  La femme:
 - « Notre fils ».

lundi 13 novembre 2017

C'est du gateau

                                              
                                                       Ben moi j'préfère les crêpes !

jeudi 9 novembre 2017

Conversation-32- avec Cora.




- Bonjour Cora ! J’aime beaucoup prononcer votre prénom.
- Hum, j’ai fait un peu la coquette, en réalité je m’appelle Coraline. Je fais partie des filles nées autour des années  trente, condamnées aux prénoms trop longs se terminant, comble de féminité supposée, en « Line ». Elles ont bientôt près de quatre vingt dix ans les  Micheline , Eveline, Jacqueline, et autres Adeline… qui ont simplifié leur appellation d’origine ! Certaines n’ont  gardé que le début du prénom d’autres ont opté carrément pour le «  Line »
- Vous avez raison nous sommes définis par notre prénom...Qu’on l’aime ou pas il nous suit toute la vie. Quand je pense que, mariée deux fois, j’ai eu, avec celui de ma naissance, trois  noms de famille différents !
- Ce qui m’amuse c’est qu’on peut donner un âge d’après les prénoms.
- C’est vrai, nées dans les années cinquante comme ma mère Nicole, ses amies sont soit Nicole soit Françoise! Mais avez-vous remarqué que nous n’évoquons que des prénoms féminins ?
- Ma chérie, nous sommes dans la mouve. Certes les femmes ont toujours lutté pour  leur place dans la société et surtout depuis la moitié du XXIème siècle grignoté de plus en plus de droits. Mais ce qui se passe actuellement avec la libération de la parole des femmes par rapport aux sévices en tout genre d’ordre sexuel infligés par certains hommes est d’une autre nature. Cette parole prise en compte amène les malfaisants, malfaiteurs si tu veux, à devoir rendre compte de leurs actes, à en subir les conséquences. Entre certains belligérants c’est la possibilité d’une guerre ouverte où  la femme est en position de force.
- Après certains excès dans l’un et l’autre camp, les choses s’apaiseront.
_ Je ne le crois pas et si on disait que « la femme est l’avenir de l’homme »  ce dont on est sûr maintenant c’est que « la femme est l’avenir ». Point
Peut être grâce à la parthénogenèse dans quelque millénaire il n’y aura plus que des femmes sur Terre !
- Quelle horrible perspective, Cora !
_ Ne t’inquiètes pas ma chérie, perpétuellement amoureuse, tu as encore le temps de convoler pour la troisième fois !




mercredi 8 novembre 2017

mardi 7 novembre 2017

Royal !


Voici un vol d'aigle du haut du gratte-ciel le plus haut du monde avec son maitre qui l'attend au sol.
L'aigle équipé d'une caméra est libéré du haut de la
tour Burj Khalifa à 828 mètres d'altitude à Dubaï.
Il n'a aucune idée où est son entraineur qui est
debout sur un ilot qui ressemble à bien d'autres iles et lesbâtiments de la ville.
A partir de cette altitude, il reconnait son maitre entretous les autres gens.
Vous pouvez le voir chercher son maitre qui est complètementinvisible à l'œil humain et aussi à la caméra.
Une fois le maitre repéré, l'oiseau rabat ses ailes et puisplonge directement vers lui.
Ce qui a surpris les experts, ce n'est pas seulement l'efficacitéavec laquelle l'aigle retrouve son maitre à partir de cettealtitude, mais aussi la douceur de son vol sans bouger la caméra, même durant la plongée.
On peut aussi apprécier le contraste entre une merveille de la nature et les folles réalisations humaines...

dimanche 5 novembre 2017

La milonga du dimanche

http://www.youtube.com/embed/S-mkR-KoPts

Quel jeu de pieds extraordinaire!
 Profitez-en. Ce spectacle est digne d'être vu.
 Au début du 20ème siècle le tango se dansait entre hommes, car il était mal vu pour les femmes de le danser.
 Il a fallu 20 ans jusqu'à qu'elles y arrivent, guidées par Azucena Maizani, Olinda Bozan , jusqu'à Tita Merello.
 Ceci est un régal d'art. Un bijou de style....Observez le changement de mains, c'est à dire qui mène qui....

mercredi 1 novembre 2017

Conversation -31- avec Cora




- Oh ! Ma chère Cora quel sourire ce matin !
-Oui, il m’arrive un truc de ouf que j’ai du mal à comprendre. Peut être que ton cher docteur Fred qui se promène sur ton blog m’aiderait à y voir plus clair.
- Avec mes faibles moyens si je peux vous aider, racontez-moi.
- Rêve du petit matin .Je me suis trouvée dans les bras de l’amour de ma vie, le père de mes enfants qui nous a quittés depuis longtemps, dans tous les sens du terme… jusqu’au plus définitif. Autrefois nous avions de graves problèmes de compréhension… Là, il me tenait tendrement contre lui, dans une union totale, avec des paroles apaisantes effaçant toutes les douleurs passées. Une chaleur intense envahissait mon corps et mon esprit.
- Qu’y a-t-il à comprendre ? pardonnez moi Cora mais je ne vois là rien d’exceptionnel. Disons que c’était un rêve agréable et c’est tout.
- Comment t’expliquer. Cette intensité de bonheur ne peut venir de moi seule. Il ne me semble pas possible qu’un cerveau en sommeil puisse fabriquer SEUL un tel flux d’endorphines.
- Amie, je vous ai connue plus rationnelle.
-Je le reconnais d’autant plus que les explications possibles amènent à des conséquences qui me dépassent et m’effraient. Y aurait-il après le mort une permanence de l’esprit encore attaché à sa vie terrestre ? y aurait-il une possibilité de communication ? Si vraiment Il était avec moi était ce pour un réconfort, ou un appel à le rejoindre…Bah ! Je t’ennuie, je ne veux garder  en moi que cette inexplicable sensation de bonheur qui perdure.
- Tout simplement c’est l’époque qui vous influence. Assez bavardé, j’ai porté le potiron pour  la soupe. Nous le découperons, mettrons la bougie pour amuser les enfants.
- Je ne suis pas fan de cette halloweenamériconerie avec toutes ces horreurs et cette débauche de sucrailles ! Mais aujourd’hui rien ne peut me contrarier !


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lundi 30 octobre 2017

Ne jamais oublier les "gueules cassées"...



Bravo à Dupontel, le meilleur cinéaste et acteur du moment.( c'est mon avis... et je le partage).
Point de mari, de femme et d'amant dans l'armoire. Point de farces entre copains débiles, c'est le vrai cinéma qu'on aime.
Quelle revanche pour tous ces poilus sacrifiés! Il faut espérer que de là Haut ils voient ces images et se régalent en...Paix.

samedi 28 octobre 2017

La voiture ??? A la casse !


"Tout ce qui est pensable est faisable, tout ce qui est faisable sera fait"

jeudi 26 octobre 2017

mardi 24 octobre 2017

Une grande vertu: la patience...


Igor tout fou, La Douce très sage se supportent aussi avec patience...


lundi 23 octobre 2017

Fin d'octobre indien



Les bateaux rentrent au port




Le camélia se trompent de siason
L
                                    Les amoureux se moquent de la pluie et du beau temps !


samedi 21 octobre 2017



Ils sifflaient joyeusement le peintre en haut de l'échelle...le facteur sur son vélo...
Qui sait pourquoi les hommes ne sifflent plus ?

mercredi 18 octobre 2017

Conversation-30-avec Cora



- Saperlipopette, tu m’as surprise ma chérie, je ne t’ai pas entendue arriver  mes oreilles commencent à me lâcher… et ce ne sont pas les seules. Je suis la proie d’organes multirécidivistes dans la traitrise, au minimum fainéants, qui ne rêvent que de  foutre le bordel dans mes derniers jours .
-Ma chère Cora vous restez toutefois plus que sensible au monde présent et le vocabulaire présidentiel vous a vraiment influencée !!
- Cela m’aide à tenir encore un peu, c’est pénible tu sais quand on a été totipotente de devoir dépendre des autres. On me dit : « vous êtes bien pour votre âge » mais c’est de la poudre de perlimpinpin, in petto je suis lucide.
- Sortez-vous encore quelquefois ?
-Non, je n’en ai plus envie depuis que la rue n’a plus le pouvoir. Par contre je regarde beaucoup la télévision bien que l’écoute  des logorrhées politiques soit un peu fatigante.
- Excusez moi mon amie, j’ai un peu de mal à vous suivre…
- C’est sans doute que, pas méprisante, mais dans les premiers de cordée de la culture, ma vieille malice se réjouit de toutes les situations croquignolesques.
-Ma chère Cora je reviendrais  quand vous serez dans d’autres dispositions, j’aime mieux quand vous faites des confitures que  de vous abandonner à ce « galimatias » indigeste... zut c’est contagieux !!


mardi 17 octobre 2017

Optimisme



J’avais traversé le hall de marbre et montais lentement le grand escalier de fer forgé de cette luxueuse demeure situé sur  l’avenue la plus cotée de Riberne.
La fille de la riche madame Lévy m’avait expliqué que tout serait en place pour ma venue du matin. Madame Lévy, grandement nonagénaire et très handicapée perdait un peu la tête. J’avais été contractée pour la toilette du matin.
Certes j’avais vu toutes sortes de demeure dans mon activité d’aide soignante, des plus modestes aux plus riches, mais tout en arrivant sur le palier d’acajou doucement éclairé par un énorme lustre en cristal de Murano, je pensais que celle-ci était vraiment exceptionnelle. La porte de la chambre était  ouverte. Il devait y avoir dans cette maison, un nombreux personnel aussi compétent qu’invisible.
- Bonjour, madame, comment allez –vous ? Je suis Sylviane qui vient pour la toilette
-  Un « Ouin, ouin » aimable sort de sous les draps de satin.
Menue, et docile ma patiente se laisse lever  facilement et nous passons dans la salle de bains. Je ne perds pas de temps à admirer la dimension et le faste de la pièce. Près de la vasque en opaline je suis étonnée de ne trouver que deux serviettes de toilette en très mauvais état. Ce n’est pas trop facile avec ce linge usagé mais je m’en sors.
- Que dois-je faire des serviettes, madame ?
- Laissez les dans le lavabo, petite, ma bonne s’en occupera.
Le matin suivant je reviens, le cœur léger, vers ce travail des plus aisés.
Dans la salle de bains lavées, séchées je retrouve, étonnée, les deux serviettes de la veille un peu plus décolorées  et déchirées. Je fais la toilette de madame Lévy au mieux.
 Le lendemain je dois me servir des  mêmes serviettes réduites à l’état de guenilles et les utilise comme je peux.
Le troisième jour, comme je m’y attendais, je retrouve lavées et séchées les loques dont je dois faire usage.
Trop, c’est trop ! je téléphone, comme elle me l’avait conseillé, en cas de problème, à la fille de ma patiente.
L’histoire du linge de toilette n’a pas l’air de l’étonner :
- Allez dans le dressing contigu à la salle de bains. Sur tout un mur vous trouverez une grande armoire, servez vous.
Avant de lever madame Lévy je me précipite dès l’arrivée dans le dressing , j’ouvre les lourdes portes de l’armoire et…je n’en crois pas mes yeux : il y a là parfaitement rangés sur plusieurs étagères, des paquets de linge de toilette encore sous leur cellophane, agrémentés de rubans de satin  roses , bleus, verts…. C‘est si beau que je n’ose pas y toucher et puis j’ai l’habitude de prendre toujours l’avis de mes patients. Je pense que, même s’ils sont peu conscients et comme madame Lévy proche de leur centenaire, c’est la moindre des politesses.
- Madame, est-ce que je peux prendre des serviettes neuves ? La réponse impérative ne tarde pas :
- Surtout ne touchez pas à ce linge. Je le garde pour mes vieux jours !
-